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Souvenirs d'arcade

30/10/2004 - 23:56:15
Mon premier souvenir de contact avec un jeu vidéo date de 1985, me semble-t-il. Sur une table, une boîte noire est reliée à une télévision. Sur celle-ci, des pieuvres pauvrement dessinées et colorées se déplacent, et j'essaie, sans succès, de les détruire.
A cette époque, le jeu vidéo se joue en famille.
Je ne crois pas avoir cessé de jouer depuis, passant des heures dans le bar-tabac du village, à dépenser toutes les pièces de 5 et 10 francs que j'avais en ma possession sur une borne d'arcade qui a eu comme jeux Final Fight et Street Fighter II. Deux jeux qui sont devenus légendaires avec l'arrivée des consoles 16 bits dans les années 90.
Puis, tous les dimanches, je passais entre deux et trois heures dans une magnifique salle de jeux. Billards, flippers, bornes d'arcades. Une bonne centaine au total, c'était mon paradis. Je me sentais puissant au milieu de tous ces grands qui roulaient des pelles aux filles et fumaient.
C'est un régal de se retrouver admiré par une foule de badauds qui attendent de voir à quel moment on va tomber devant l'invincible machine. On se sent investi d'une mission sacrée.
Ces bordes d'arcade sont des objets merveilleux.
Arcade. Rien que ce moment réveille des pensées nostalgiques. Cette époque où on pouvrait se délivrer de sa colère en frappant contre la paroi blindée de la machine, en écrasant sa cigarette dans le cendrier prévu à cet effet.
On se retrouvait entre potes, on en rencontrait d'autres autour d'une machine, et d'une passion du jeu vidéo.
Je crois que je regrette un peu ces moments. Maintenant que les salles d'arcades ont quasiment toutes fermées, il reste les cyber-cafés. Ces lieux où on doit être calin avec la machine, car elle est sensible la pauvre. Les consoles sont plus favorables, mais ça reste du domaine privé.
Le jeu vidéo d'arcade meurt.
Merde.
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Et si c'était moi ?

30/10/2004 - 23:25:14
Je suis un con.
Depuis toujours, j'en ai été totallement convaincu, ne laissant à personne l'occasion même d'exprimer son opinion sur le sujet. Mais ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus proches à rejoindre ce mouvement. Je me sens seul, isolé, encerclé, à leur merci. Je suis un prisonnier de guerre.
"C'est l'anniversaire à Sophie !".
Cette syntaxe me choque et m'a toujours choqué. "C'est l'anniversaire de Sophie !", me répète-je alors.
Dans ce genre de construction, j'ai toujours été partisan du
de, livrant une guerre fratricide avec les fanatiques du
à.
Mais maintenant, mes amis, ma famille, mes parents, grossissent leurs rangs.
C'est affreux.
Je suis seul.
"Et s'ils avaient raison ?". "Et si c'était moi l'immonde con moralisateur qui avait tort depuis le début ?".
J'ai douté. J'ai succombé à cet instinct de survie en société qui veut que celui qui craint d'être exclu immite les rites des autres. Pendant un instant j'ai cru qu'ils étaient les détenteurs de la bonne parole.
C'est de ma faute.
Ou alors c'est à ma faute ?
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Pink TV

28/10/2004 - 15:34:41
L'homosexualité.
Deux faces, une que je considère normale, une autre qui me dégoûte.
Alors que je considère l'homosexualité comme une chose naturelle, gênétiquement implantée dans l'être humain, certains semblent y voir une mode, ou pire, une culture.
La culture du rose, des paillettes, des grandes folles...caricatures énervantes.
Qu'un magazine, un site Internet, ou une chaîne de télévision se spécialise autour d'une culture, d'une mode, d'un objet particulier ne me gêne pas, cela me semble même normal.
Mais qu'une chaîne se spécialise pour une catégorie d'êtres à la sexualité différente de la majorité me semble terrible discriminante. C'est mettre les homosexuels à part, dans un coin privé...une réserve. Une réserve que certains hétéros, plus attiré par le phénomène de mode iront observer, intrigués, et bien cachés derrière leur téléviseur. C'est mettre les homosexuels dans un zoo. Est-ce bien une bonne idée de créer cette chaîne ? L'est-ce bien ?
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Dîner de famille, dîner de cons

24/10/2004 - 17:11:00
L'histoire se déroule autour de la table de la salle à manger d'une maison commune. Dans un coin, une télévision diffuse une émission de variétés.
Personnages :
Ishmahal: 22 ans, intérimaire.
Louis: 44 ans, artisan, père d'Ishamhal.
Shelmi: 50 ans, banquière.
Man'on: 7 ans, étudiante en école primaire.
Greta: 30 ans, vendeuse.
Quelques invités plus discrets.
Acte I, scène 1:
Shelmi: Ishamahal, tu ne manges pas de moules ?
Ishmahal: Non, toujours pas.
Louis: Mais tu as déja goûté au moins ?
Ishamahal: Non, et je ne suis pas tenté.
Man'on: Goûte alors, comme ça tu seras sûr.
Ishmahal: Non merci, c'est une affaire de religion.
Shelmi: Tu es baptisé au fait ?
Ishamahal: Oui, j'ai également fait mes deux communions.
Shelmi: Ton père t'as fait baptisé ? Alors Louis, pourquoi tu ne baptises pas ta fille ?
Louis: Je lui laisserais le choix plus tard.
Shelmi: Ah.
Ishamahal: Je pense que c'est mieux. J'aurais aimé avoir le choix. Autrefois, le baptême des enfants en bas âge était un remède à la superstition, au cas où l'enfant décèderais. Car s'il n'était pas baptisé, il n'irait pas au paradis. Alors que de nos jours, ces croyances ont disparu, donc le baptême des enfants me semble un peu inutile, sauf pour conserver une tradition familiale par exemple.
Shelmi: Elles sont pas mauvaises ces moules, hein ?
Louis: C'est vrai qu'elles sont pas mauvaises.
Greta: Ouais.
Acte II, scène 4:
(On entend Dave qui chante Vanina)
Ishmahal (soupirant): Trente ans sur la même chanson...
Louis: C'est vrai, mais c'est ce qu'on lui demande.
Ishmahal: C'est dommage, beaucoup d'artistes ont un grand repertoire mais ne sont connus que pour quelques titres. C'est un des revers du succès. Une oeuvre qui connaît un succès immense éclipse les autres créations.
Shelmi: Ah...Greta, tu peux me passer les crevettes s'il te plaît ?
Acte III, scène 1:
Man'on: Lorie elle est nulle.
Ishmahal: Merci, je t'aime.
Shelmi: Et toi Ishmahal, tu aimes quelle sorte de musique ?
Ishmahal (hésitant): En ce moment, j'écoute beaucoup de rap underground.
Greta: Du rap quoi ?
Ishmahal: Underground. C'est à dire qui est plus ou moins en dehors du circuit commercial.
Greta: Ah oui, c'est là où ils parlent au lieu de chanter.
Ishmahal (désespéré): Parfois, oui...
Louis: Mais c'est quoi par exemple les groupes qui font ça ?
Ishmahal: L'Atelier, TTC, Svinkels, Assassin. Des groupes assez violents qui s'insurgent contre ceux qui transforment le rap en variété, une sorte de guerre interne.
Louis: Ah oui, un peu comme Eminem ou Doc Gyneco.
Ishmahal: En quelque sorte, d'une autre façon.
Greta: Qu'est-ce qu'il a grossi Doc Genyco !
Shelmi: Ah oui, et il est moche. Il doit faire semblant quand il parle.
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Non à la piraterie privée !

20/10/2004 - 17:46:32
Entretien avec Pascal Nègre, PDG d'Universal Music France, paru dans le numéro 2316 de Télé7jours.
-
Vous imputez la baisse des ventes de CD au téléchargement illégal de musique ?
- Oui, car cela correspond exactement à l'explosion du haut débit.
-
Quelles sont les conséquences de ces pratiques ?
- Un tiers de chiffre d'affaires en moins, donc forcément moins de production d'artistes et, pour le consommateur, de moins en moins de choix.
-
Faire une copie pour son usage personnel du CD que l'on achète, c'est pourtant autorisé...
- Au départ, la copie est illégale. Puis la loi a fait une exception pour un usage privé. Cela ne veut pas dire que l'on peut faire 10, 20, 30 copies. On passe alors de la copie privée à la piraterie privée !
Voila...on rit deux minutes...stop.
J'ai une grande difficulté à croire que cet homme puisse être entièrement convaincu de ce qu'il vient de dire. Première reflexion, la baisse des ventes correspond à l'explosion du haut débit. Ah, pour une fois qu'une major trouve une excuse à la crise... "C'est pas ma faute à moi et à mes artistes jetables, c'est la faute des pirates !". Ensuite, que je fasse une seule, ou alors mille copies, où est le manque à gagner ? Enfin, deuxième question, l'apogée de l'hypocrisie, "moins de production d'artistes [...] moins de choix". Le seul choix que les majors offrent au consommateur, c'est celui entre trente merdes par mois. Bon, dommage, on n'aura plus que dix merdes par mois. Moins de production...dans un budget type, la majeure partie est dépensée en communication.
Si je ne cherchais pas à éviter de blesser certains homosexuels, je dirais que Pascal Nègre est un bel enculé.
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Bang ! Bang !

12/10/2004 - 17:50:33
Allez, un effort, un tout petit effort, je sens que j'y suis presque.
Il faut oublier. Contrôler ses sens pour ne se concentrer que sur l'essentiel.
Changer d'état d'esprit, être moins extrêmiste, sortir du trou.
Bientôt, bientôt.
Promis, j'arrête de critiquer l'art et de dire que tel chanteur entièrement fabriqué par un producteur millionaire meugle des chansons commerciales. J'arrête de critiquer la télé-réalité et les chaînes de télévision qui désirent remplacer le téléspectateur par un consommateur.
J'arrêter de critiquer, j'arrête de réagir trop rapidement. Je calme mes jugements.
Si j'arrête de m'opposer à tout ceci, ne comptez pas sur moi pour les encourager.
L'étendue de ma conscience se réduit.
Je me fais peur.
Déja, il y a quelques jours, j'ai eu envie de consommer quelque chose dont je n'aurais pas besoin, uniquement pour le besoin de consommer.
Iä! Iä! Shub-Niggurath!
Quelle voie dois-je suivre ?
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Spleen

08/10/2004 - 17:05:28
Merci à celles et ceux qui ont compris et ont agi, pas par principe, mais par amour.
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Vis ma vie, suce mon cerveau...nique ta mère

01/10/2004 - 15:19:02
"Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible"
Patrick Le Lay, P.D.G. de TF1
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2 jolis commentaires :
#1) 14/12/2005 - 17:34:37
t kun maudit malade
#2) 14/12/2005 - 21:54:31
T'es qu'un maudit Quebecois.